De la situation familiale à risques à la catastrophe sociale

Docteur Catherine Guitton, Hôpital Paul Guiraud
Espace Famille 92 - 127 avenue Jean-Baptiste Clément 92100 Boulogne
Téléphone : +33 (0)1 46 03 45 09 - Télécopie : +33 (0)1 46 03 80 32

Contribution à la journée du 23 novembre 2000
“Thérapies familiales. Dans les murs et au delà . . .”
Organisée par l'Association ERIE Au Centre Hospitalier Paul Guiraud de Villejuif

Résumé :

L'auteur définit ici comment se construisent les situations à risques et comment elles se chronicisent . Elles montrent l'intérêt des prises en charges familiales pour les maîtriser et empêcher l'émergence des catastrophes.

Mots Clefs :

Risque - danger - catastrophe - menace - aveuglement - déni - réseaux - décision - fonctions d'autorité.

Abstract :

The author defines here how build themselves the situations at risk and how they chronicisent. They show the interest of the domestic coverages to master them and prevent the emergence of catastrophes.

Keywords :

Risk - danger - disaster - threat - blindness - denial - network - decision - functions of authority

Resumen :

El autor define aquí come se construyen las situaciones de riesgo y como se vuelven crónicas. Estas muestran el interés de tomar a cargo la familia para controlarlas e impedir que se produzcan catástrofes.

Palabras claves :

Riesgo - peligro - catástrofe - amenaza - ceguera - denegación - red - decisión - funciones de autoridad.

* * *

1 • Introduction

1-1 • Remerciements

Je vous remercie de votre présence. Je suis très heureuse d'être ici aujourd'hui particulièrement à cet instant avec vous et nos invités. Nous allons reprendre la réflexion sur les Thérapies Familiales, mais avant de nous concentrer sur le sujet, e voudrais remercier et citer quelques noms parce que cette histoire de Fédération de Services a déjà quelques 20 ans. Elle a demandé beaucoup d'obstination et j'ai trouvé des alliés et des amis dans cet Hôpital. C'est pourquoi je voudrais leur rendre hommage aujourd'hui.

Je voudrais citer les amis de la première heure : le Docteur Jean-Claude Benoit et Madame Béatrice Rabeau et Madame Céline Garcia dont l'investissement a été décisif.
Je voudrais aussi citer les amis des heures les plus longues c'est à dire l'équipe du dispensaire du service 12, l'équipe de la Clinique Liberté et l'équipe de l'UPH de Fresnes, ainsi que les équipes de la Direction de cet Hôpital qui se sont succédées en nous appuyant constamment.

1-2 • Présentation de la Fédération de Services

Créée en 1995, la Fédération de Services Espace Famille 92 s'est investie dans la création de consultations familiales sur 3 sites éclatés :

  • Le SMPR de la prison de Fresnes, dans le service du Dr Baron Laforêt spécialisé dans le traitement des abuseurs sexuels, à la Maison d'Arrêt des Femmes et au Quartier Intermédiaire des Sortants.
  • La Clinique Liberté à Bagneux, service du Docteur Touzeau qui a été un des premiers lieux à effectuer la distribution de méthadone pour les polytoxicomanes.
  • Le Centre de Boulogne (Hauts de Seine) qui reçoit une clientèle plus "banale" et où l'équipe peut poursuivre des processus thérapeutiques au long cours. Ce Centre existe depuis 1986 et il est notre base administrative.
Le travail en "situation extrême" avec les familles de détenus et les familles de poly toxicomanes nous a interpellés sur ce qu'on pourrait appeler les "situations familiales post catastrophiques" et le travail de terrain avec les intervenants sociaux nous a renvoyés aussi un questionnement sur les situations à risques, leur construction, leur chronicisation et leurs aspects universels. De plus, le démarrage en 1998 d'un partenariat avec l'Hôpital Foch - service de neurologie du Professeur Truelle - nous a donné l'occasion de travailler avec des familles de cérébrolésés, c'est-à-dire des familles où un membre est gravement blessé suite à une catastrophe routière, par exemple. Ici encore, notre intérêt pour les situations familiales post catastrophiques se trouvait relancé....

Nous avons approfondi alors une recherche théorique sur les notions de Risque - Danger - Catastrophe et leur dynamique évolutive et interactive. C'est dans les années 1994 que j'ai rencontré des chercheurs des Sciences du risque de l'Institut Européen des Cindyniques, et en 1996 est sorti un ouvrage en collaboration "Le Risque Psychologique Majeur".

Nous avons poursuivi notre questionnement à travers le travail clinique et en 2000, j'ai eu la chance de recevoir du Québec les livres de Jean Bédard sur la détresse sociale. Ils correspondaient à la suite logique de notre recherche et ils en décrivaient le tragique.

En effet, il faut bien voir que les situations à risques qui se développent dans une famille peuvent aboutir à une vraie catastrophe familiale qui devient aussitôt une catastrophe sociale en s'amplifiant spontanément. L'achèvement irrémédiable peut en être le développement de cette "détresse sociale" en tant qu'état durable, transmissible de façon intergénérationnelle, et reproductible à l'infini.

Enfin, cette détresse sociale est en résonance hélas avec les soubresauts de l'Histoire, brutalement issue des déplacements, migrations, exils pour certains. C'est pourquoi il m'est apparu important d'inclure aujourd'hui une réflexion sur ce thème avec le Docteur Eva Hémon.
Cette journée est donc l'aboutissement de toutes ces réflexions de lectures, rencontres, histoires personnelles et collectives, permises ici, dans le cadre de l'Hôpital Paul Guiraud - Villejuif.

2 • La Construction des situations à risques ou l'approche systémique du danger

2-1 • Définition d'une situation à risque

Une situation à risques est une situation qui se construit dans le temps, de façon insidieuse et subreptice. Tandis qu'elle semble échapper à tous les contrôles et à toutes les tentatives de redressement créatif, elle impose l'idée obsédante d'un destin fatal contre lequel personne ne peut rien si ce n'est attendre passivement et tristement "la catastrophe annoncée".

Elle est constituée par :

  • un contexte avec un acteur et des observateurs
  • une menace inclue dans le contexte
  • une extension des risques qui s'agencent autour de l'acteur et détruisent son réseau h umain habituel (donc isolement - retrait...)
  • une temporalité particulière et une durée visible
  • une altération progressive dans le contexte (le cadre de vie, les relations, le corps) qui rappelle le danger réel et génère des défenses en retour de la part de l'entourage qui aggravent le processus de chronicisation et de rigidification des symptômes
  • une habitude à la situation, un aveuglement , un déni peut être du danger réel par tous qui finit par dégrader les fonctionnements psychiques de chacun
  • enfin, une conclusion catastrophique, qui surgit à l'improviste, bien qu'ayant pu être prévue, et qui détruit de façon définitive, une partie du contexte : des liens, des personnes, des mémoires et des univers de vie ou de sens.
C'est la catastrophe au sens commun du terme, c'est à dire, c'est une destruction irréversible. Il y a un avant et un après, c'est encore une problématique avec le temps....
Prenons ici un moment pour préciser ce que nous mettons sous tous ces mots déjà mille fois entendus et utilisés.

2-2 • Risque - Menace - Danger

Le risque est une probabilité entre la survenue d'un événement et sa gravité. Mais il existe une différence entre les perceptions du risque pour l'acteur et les perceptions du risque pour les observateurs. L'acteur calcule ses risques et pense les maîtriser, il en est même certain. L'observateur, n'analyse pas les enjeux et les paramètres selon les mêmes échelles. Le risque s'intègre aussi dans un contexte, dans un système de références complexes dont certaines ne sont pas maîtrisables par la pensée. Nous sommes dans le domaine de l'imprévisible réduits à faire des paris...

Par ailleurs, le risque reste inscrit dans une certaine culture : culture de l'exploit pour les jeunes sportifs, culture de la vitesse, culture de la violence, la culture de l'abus sexuel...
Au risque donc se juxtapose la notion de menace : elle plane, invisible et présente... La menace se subit et on en parle peu...
La notion de danger est liée plus directement au réel. Il est une donnée concrète qu'il faut affronter : on sait comment il se présente, on sait comment il va survenir. Il demande de faire face.

On voit donc comment ici plusieurs dynamiques se conjuguent chez le sujet pour essayer d'apprécier la notion du risque encouru : on est dans la problématique du passage de la perception (sensorielle, mémorielle, expérientielle, émotionnelle) à la représentation symbolique verbale et partageable = évaluer le risque, penser le danger, imaginer la prévention et l'action.
On voit bien comment plusieurs logiques sont impliquées : de façon même contradictoire on est en pleine "complexité" au sens de J.L. Le Moigne et au coeur des paradoxes.

Dans le cadre de notre clinique, il est fréquent de voir s'installer petit à petit, des situations à risques pour toute une famille autour d'un "patient désigné" qui ristallise sur lui toutes les angoisses de chacun. Ceci dit, tous les membres de la famille commencent à être atteints chacun par les dysfonctionnements psychiques consécutifs à la chronicisation de la crise : ainsi se créent des situations de risque psychologique majeur sous nos yeux, avec sa cascade de symptômes individuels.

Car, il faut dire que la non-résolution de la crise familiale, entraîne des réactions s ystémiques et individuelles qui ont l'air de solutions mais ne sont que des complications. Chacun essaie de se protéger personnellement et commence des comportements de fuite, d'évitement, d'indifférence, de désengagement, de colère etc. Réduction de la pensée, discours linéaire de la souffrance, abandon aux experts, troubles de la communication, déni du danger, amnésies, rigidification des règles intra-familiales, repli et inertie... Les dégradations du contexte se font plus importantes et le silence, vide d'affects, s'étend dans la famille soumise et douloureuse. On peut dire dans ces cas -là, que la folie est contagieuse...

Nous préciserons ici ce que nous mettons sous le terme "catastrophe".
Une catastrophe amène une destruction irréversible, sans aucune réparation possible ni restauration ad integrum, de certaines parties du système en jeu, c'est à dire des sujets dans leur réalité physique ou psychique, et de leur environnement. On ne pourra plus jamais retrouver l'équilibre antérieur et la perte est définitive. Le cadre même de la situation est attaqué, les constantes écologiques aussi, ainsi que les espaces, les territoires. La catastrophe remanie aussi pour chacun et pour tous, les notions de temps : il y a un avant et un après. Tout a changé.
Par ailleurs, la catastrophe détruit le problème posé, les personnes qui portent le problème et le cadre dans lequel l'ensemble se développe. C'est donc comme dit Watzlawick une "ultra" solution.
Le système qui produisait une certaine forme de vie (ou de survie) a littéralement explosé. C'est l'instant de l'explosion de la bombe atomique... (sur "l'instant" : bibliographie 5)
Nous allons maintenant préciser les concepts nouveaux issus des Cindyniques et nous, renvoyons le lecteur à notre article déjà paru dans Thérapie Familiale 1996 vol 17 n°2 p 189 - 1994 : "Crise et catastrophe, le Concept d'Hyper Espace du Danger selon G.Y Kervern".

2-3 • L'apport des Cindyniques : une définition interactive du risque

Pour les chercheurs de l'Institut Européen des cindyniques une situation à risques s'analyse selon 5 niveaux logiques différents interactifs entre eux. La multiplication d'incidents, d'accidents, d'erreurs etc. sur chacun de ces axes et de façon simultanée amène une irruption de la catastrophe. Ils sont représentés sur un même schéma et constituent ce que G.Y Kervern appelle l'Hyper Espace du Danger :

Il distingue :

  • l'axe déontologique :c'est à dire l'axe de ce qui concerne les règles du métier, mises en forme par les professionnels eux mêmes
  • l'axe des valeurs culturelles de l'entreprise
  • l'axe des modèles de fonctionnement, des savoirs faire et des méthodes
  • l'axe des retours d'expériences, des mémoires, des archives

Ces quatre axes doivent s'unir pour créer le cinquième, synergie de l'ensemble qui est celui des finalités du système : production, résultats, objectifs, priorités... La réalisation et le succès de cet axe justifie et légitime le bon fonctionnement des quatre autres.

A partir de cette classification, G.Y. Kervern invente toute une nouvelle séméiologie des catastrophes dans leur ordre de survenue et démontre comment les dissonances se multiplient sur l'ensemble de ces axes, organisant, par une causalité plurielle, les conditions de l'émergence des catastrophes : manque de valeurs, confusion des finalités, absence de déontologie, vides et dissonances entre les différents axes peuvent se relier dans une même situation et, par multiplication des symptômes créer de véritables syndromes de danger et de risques, hautement prédictibles et cependant encore maîtrisables...

Nous voyons là combien l'analogie avec une famille est porteuse de sens. En effet un système familial peut s'analyser en référence avec ces 5 axes. Chaque famille possède des codes de déontologies, des savoir-faire singuliers ; des valeurs culturelles, des modèles transmis ou acquis, des mémoires, archives, héritages, délégations du passé...
Nous renvoyons donc le lecteur aux travaux des auteurs de l'Institut Européen des Cindyniques. Rapidement nous résumerons en quelques mots les principales idées. La conclusion pour les cindyniciens est que finalement les principales causes des catastrophes sont plus liées aux troubles de la communication entre les acteurs de la situation qu'au fonctionnement lui-même des machines. Ils s'interrogent beaucoup sur la question de l'aveuglement devant le danger : comment se fait-il que même si les signaux d'alarme s'allument il n'y ait personne pour en tenir compte et les utiliser ? Manque t-il des acteurs à qui les transmettre ?

Qu'on le nomme refoulement, amnésie, déni ou autre encore, le résultat pragmatique de cet aveuglement est le même : au trouble de la perception, s'adjoignent le trouble de la communication, la perte des repères, l'impuissance, la dilution des responsabilités et l'inertie fatale.
La parade est alors la reconstruction de nouveaux réseaux d'acteurs pour penser ensemble et prévoir les issues avec leurs conséquences.

3 • La chronicisation des situations à risques

L'enchaînement logique est la chronicisation de la situation à risque et la dégradation de l'environnement : peu à peu les réseaux de soutien s'épuisent et les ressources naturelles s'altèrent. Pour une famille, une situation à risque qui dure crée des nouveaux patients et de nouvelles implications : apparition d'échecs professionnels, refus scolaires, alcoolisme, toxicomanie, chômage, etc.

3-1 • Les évolutions d'une situation à risques

  • le risque entraîne le danger
  • le danger, en cas favorable, provoque des actions de perception puis de représentation ; puis de circulation d'informations et la création de réseaux de décision. Donc la maîtrise du risque et des actions adaptées.
  • le danger, qui passe inaperçu et dure, provoque une aggravation des incidents jusqu'à organiser une véritable situation chaotique et la ruine des fonctions d'autorité de référence.
  • l'irruption de la catastrophe redéfinit l'urgence comme seule fonction d'autorité efficiente et détruit une partie de l'écosystème.
3-2 • La reconstruction de nouveaux espaces de pensée

Il est clair pour les cindyniciens que la parade pour maîtriser l'emballement de ces processus est la reconstruction de nouveaux réseaux d'acteurs où la pensée du risque et du danger sera possible. Ils ont mis en évidence la fragilité fonctionnelle des réseaux humains qui peuvent parfois se trouver "contaminés" par les preneurs de risques et leurs propres réseaux dysfonctionnels.

3-3 • Les fonctions d'autorité

Enfin, d'après notre expérience clinique pour sortir d'une situation chaotique il est nécessaire de reconstruire et remettre en place les fonctions d'autorité qui structurent et organisent le fonctionnement du système familial : soutien à l'autorité parentale, ré affiliations scolaires, sociales, institutionnelles etc. Sinon l'urgence catastrophique sera le seul moteur de l'évolution de la situation et la seule fonction d'autorité efficace - à la place des professionnels sociaux et des acteurs de prévention mandatés pour maîtriser les processus destructifs.

C'est pourquoi les prises en charge familiales apparaissent comme des issues adaptées pour prévenir l'aggravation des situations à risques. Elles ne suffisent pas parfois et il est nécessaire de développer une approche globale sur l'ensemble d'une situation à risques chronicisée. Dans le cas de familles en détresse sociale, il faut encore voir plus loin et plus communautaire... Je renvoie sur ce sujet les lecteurs à mes autres articles et je laisse la parole à Jean Bédard. Il faut préciser que Monsieur Bédard a une double formation : dans un premier temps, il était professeur de philosophie des les lycées, puis dans un deuxième temps il était travailleur social. Actuellement, il vit en Gaspésie, près du Saint Laurent et il écrit. Il a écrit des livres qui sont des romans historiques avec un contenu philosophique "Maître Eckart" et "Nicolas de Cues" par exemple. C'est-à-dire qu'il est bien placé pour nous aider à revisiter les valeurs culturelles, philosophiques et éthiques qui influencent notre démarche professionnelle.

• Bibliographie

  1. A. Fournier - M. Monroy - G.Y. Kervern - C. Guitton :"Le Risque Psychologique Majeur" - ESKA Paris 1996
  2. C. Guitton :"Instant et Processus" - ESF, Paris 1988.
  3. C. Guitton :"Les maternités socialement assistées" - Thérapie Familiale volume 17 - Genève.
  4. C. Guitton :"Crises et Catastrophes : le concept d'Hyper Espace du Danger selon G.Y Kervern" in revue Thérapie Familiale - 1996 Volume 17 n°2 - EditionMédecine et Hygiène, Genève.
  5. C. Guitton, C. Pasdeloup, I. Mazillier :"Familles, Thérapeutes et Méthadone : vers une interaction systémique" p 255 in Les Traitements de substitution pour les usagers de drogue - par D. Touzeau et E. Jacquot - Editions Arnette, Paris 1997.
  6. C. Guitton :"Risque, Danger, Catastrophe : la dynamique de la catastrophe" in Forensic n°18 1er trimestre 98 - Editions NHA Communication.
  7. C. Guitton :"l'Autorité est elle encore un argument ?" revue Défense n°79, mars 1998.
  8. C. Guitton :"Dépression et Situation à Risques" revue Génération n°19 - mars 2000.
  9. C. Guitton :"Existe t-il une Science du Risque en Travail Social ?" THS la revue des addictions, volume 2 n°7, septembre 2000.
  10. C. Guitton :"Violence dans la tête, violence en famille, violence à l'école" in Une école sans violence de G. Fotinos et J. Fortin - Edition Hachette, Paris 2000.
  11. G.Y Kervern, P. Rubise :"L'archipel du danger" - Edition Economica, Paris 1991.
  12. G.Y Kervern :"La Culture Réseau" ESKA - Paris 1993.
  13. P. Lagadec :"La Civilisation du Risque" Edition Le Seuil, Paris 1981.
  14. P. Lagadec :"La gestion des crises : outils de réflexion à l'usage des décideurs" Edition Edisciences international, Paris 1994.
  15. M. Lavaur :"Expérience systémique, en milieu carcéral", revue Génération n°11-12, décembre 1997.
  16. Poïvet - D.V :Le Danger, cours du D.U. de Psychosomatique, Paris 1996 Université VII.
  17. S.Tisseron :La Honte, Dunod 1992.